Une bonne dose de crème fraiche pour lier une sauce, gratiner avec une grosse couche de fromage râpé, un bon verre de lait frais au goûter, une orgie de gâteaux au beurre lors des goûters de famille, de la bière, du vin, des mojitos, un peu de jambon, de la viande hachée ou des merguez… tout ça c’était avant.

Avant, c’était normal, je n’étais pas en mauvaise santé (apparente), je n’étais pas en excès de poids (au contraire), pourtant il y’a 6 ans, j’ai été contrainte de changer radicalement mon alimentation.

Quand ni un test de grossesse, ni un gastroentérologue n’ont pu expliquer mes nausées matinales, mes prises de sang montrant un soucis au foie (foi?) évident, la seule solution proposée par mon médecin était … la diète!

Ah ben bravo me suis-je dis. Moi qui, née dans une famille de médecins, croyait qu’ils pouvaient tout soigner… j’ai un soucis au foie et personne ne peut rien faire pour moi. Pas de médicament, pas de traitement, pas de solution apparente et on ne sait même pas mettre de nom sur ce que j’ai. On sait juste que ça déconne et puis voilà. Je ne suis pas aidée avec tout ça et par dépit je me décide à suivre l’unique conseil de mon médecin : la diète.

J’arrête donc les oeufs, le sucre, l’alcool, les viandes grasses, les produits laitiers… euhhh il me reste quoi du coup? Brouter la pelouse ? … Et cela pendant au moins 3 mois, temps nécessaire au foie pour se régénérer.

Au début je suis un peu perdue, je cherche à remplacer toutes ces différents aliments par d’autres alternatives, puis dépitée et sans inspiration pour mes repas, je me mets à m’intéresser à la cuisine asiatique et je me rends compte que les woks sont des options rapides, économiques et qui peuvent facilement répondre aux restrictions de ma diète. Trois mois de wok pour mon mari, c’est difficile, je vois tous les jours sa tête de désespoir à l’heure du repas « encore un wok »… objectif: je teste toutes les recettes de mon livre ! Mon meilleur ami devient le supermarché chinois où les étiquettes sont illisibles, une vraie sensation de dépaysement.

Après deux semaines de diète, 4 kg en moins, la dépression du sevrage au sucre est passée et par magie, les nausées aussi. Je retrouve toute mon énergie, je me sens légère et pleine d’entrain, je ne passe plus mon temps à digérer!

C’est à ce moment précis que j’ai eu une prise de conscience … pourquoi me conseille-t-on de ne PAS manger tous ces produits QUE lorsque mon foie ne va pas bien, n’ayant qu’un foie et étant accessoirement un organe VITAL! Doit-on attendre d’être malade pour se soucier de l’état de nos organes? Toute l’absurdité de la médecine allopathique occidentale me saute aux yeux. Pourquoi guérir si on a en notre pouvoir la possibilité de prévenir en faisant attention, entre autre, à notre alimentation (On est d’accord que l’on évite pas tout en prenant en main son alimentation, mais on minimise déjà une partie des maladies potentielles liées à la « mal-bouffe »).

J’ai pourtant eu une éducation alimentaire plus que convenable. Chez mes parents on mangeait peu de viande, beaucoup de fruits et légumes… mais beaucoup de sucre (famille de fourmis droguée au sucre) et certainement un peu trop de crème et de fromage pour donner un côté réconfortant aux plats préparés avec amour par ma chère maman.

Après mes trois mois de diète drastique, durant lesquels j’ai pris conscience de la consommation d’alcool quotidienne de mon entourage (c’est en refusant systématiquement de l’alcool qu’on se rend compte à que point on en consommait en toutes circonstances auparavant), je n’ai plus jamais pu refaire machine arrière.

J’ai recommencé à consommer certains produits avec parcimonie (tel que les oeufs, le sucre de canne uniquement, le fromage de chèvre et brebis, un verre d’alcool de temps à autre, le poisson et rarement de la viande rouge), mais plus jamais je n’ai aspergé mes plats avec de la crème fraiche, cuisiné un bon gâteau au beurre, bu de l’alcool systématiquement en société… pourquoi? Parce que je me suis rendue compte des effets incroyablement positifs sur mon corps et mon esprit qu’avait eu cette diète. Non seulement mon niveau d’énergie avait changé, ma santé s’était améliorée (prise de sang au top), mais aussi la conscience de l’importance des aliments qui rentrent dans notre corps s’était ouverte à jamais (d’autres appellent cela de l’orthorexie, mais tant que c’est bon pour nous, on s’en fiche du terme, pas vrai?).

Suite à cette première expérience très révélatrice pour moi au point de vue de l’alimentation et de son importance, j’ai continué mes recherches. J’ai évolué au niveau de ma cuisine, car les woks était devenu un prétexte de divorce 😉  et je suis passée définitivement à une alimentation biologique (pour des raisons éthiques également).

J’ai testé les mono-diètes alternées, le paléobiotisme, la raw food, le veganisme, le gluten-free … je continue à tester, à alterner et surtout j’évite un maximum de consommer de la viande (uniquement en société quand c’est incontournable, pas seulement pour des raisons de santé, mais surtout pour des raisons éthiques). Je réalise un maximum mes produits par moi-même, j’évite dès que possible les produits industrialisés (ce qui réduit fameusement le montant de mes tickets de caisse) et surtout j’écoute mon corps, mes besoins, mes envies en me laissant craquer pour une sucrerie de temps à autre ou une bonne bière à l’occasion pour décompresser d’une grosse journée… .

En parallèle de toutes ces expérimentations alimentaires, et certainement pas par hasard, car j’ai la certitude qu’une meilleure alimentation (plus saine, moins riche et sans pesticides) aide aussi le mental, le positivisme, etc, je me suis intéressée fortement au développement personnel (voir prochain article à ce sujet), ce qui m’a permis de prendre conscience du fait que notre corps n’est pas seulement une machine que l’on alimente comme on fait le plein d’une voiture, mais que les émotions ont bel et bien un impact sur notre santé. J’ai donc pris conscience que mes problèmes de foie, réglés en grande partie par mon alimentation, avaient été déclenchés par un gros choc émotionnel. Le foie étant considéré en médecine orientale comme le foyer de la colère, cette explication était très cohérente.

J’ai donc adopté deux comportements parallèles au niveau de mon hygiène de vie :

-une alimentation saine, équilibrée, curieuse et biologique tout en gardant de la place pour « nourrir mon âme » avec quelques écarts réconfortants

-une écoute quotidienne de mon corps et un lien systématique avec mon état émotionnel

Ces deux réflexes permettent de prévenir incroyablement les maladies, les petits maux du quotidiens, les maladies chroniques, etc.

Lorsque je sens que j’ai fait un écart trop grand et que l’émotionnel a pris le dessus, dans ce cas, afin de retrouver rapidement mon équilibre, je pratique le lavement (selon la méthode du Dr Kousmine), le yoga Iyengar, je prends rdv pour une séance d’acupuncture, de bio-raisonnance, de reiki ou de shiatsu. Toutes ces techniques permettent de ne pas laisser la situation s’aggraver et développer une maladie plus lourde à soigner qui demanderait  un traitement allopathique.

J’étais très souvent malade fin de l’enfance jusqu’au début de ma vie d’adulte. Je peux compter actuellement sur les doigts d’une main le nombre de jours où j’ai du être alitée ces 6 dernières années et je sais pertinemment bien que chaque maladie était liée à un blocage émotionnel très détectable au moment où la maladie s’est déclarée. De plus, je n’utilise presque plus jamais de médicaments pour des petits maux du quotidien (parfois encore pour des douleurs menstruelles), ce qui contribue aussi à mon mode de vie minimaliste (voir autres articles sur le minimalisme et le zéro déchet).

Et toi? Écoute-tu ton corps afin de comprendre le message émotionnel qu’il a te communiquer? Es-tu conscient de l’impact de ton alimentation sur ta santé quotidienne?

 

 

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